Arguments contre l’A45

  • Saint Etienne n’est pas enclavée

  • Autoroute A47 Lyon – Saint-Etienne
  • Autoroute A72 Saint Etienne – Clermont Ferrand
  • Autoroute A89 Saint-Etienne – Lyon et Bordeaux  par Balbigny
  • Aéroport Andrézieux – Bouthéon :  l’aéroport est relié, depuis 1998 à Annecy, Avignon, Bejaia (Algérie), Bordeaux, Chambery-Aix, Dijon, Lille, Londres, Nantes, Nice, Paris-Orly et Roissy, Perpignan, Reims, Strasbourg, Toulouse.

  • Notre Région comprend la plus grande densité d’autoroutes en France après la région parisienne

 

reseau français

 

 

  • L’A45 ne répond pas aux besoins de la population

  • Il ne s’agit en fait que de délester l’A47 ; 75% du trafic sur A47 concerne le trafic  pendulaire ( domicile -travail) interne à la vallée du Gier. Ces transports devraient être assumés  par le transport en commun.
  • Il  ne pourra pas être transposé sur A45

 

 

déplacements stéphanois

 

  • L’A45 sera source de pollutions et de destruction de zones naturelles et de terres agricoles 

     

    En France, 42 000 décès par an sont en relation avec l’exposition chronique aux particules fines (PM 2,5), la  perte moyenne d’espérance de vie est  de 8,2 mois .

    Dans la Loire plus de 220 décès par an sont dus directement à la pollution de l’air 

     

     

    pollution

     

    bruit

 

  • 20% des Rhône-alpins habitent un territoire non conforme aux objectifs de qualité de l’air pour les oxydes d’azote et les particules (2008) et 49% de ces habitants sont soumis à des concentrations proches des valeurs limites fixées par la réglementation européenne.

    La qualité de l’air en Rhône-Alpes ne répond pas aux normes européennes : en particulier pour deux polluants qui restent problématiques : PM10 (particules fines) et NO2 (oxyde d’azote) en territoire urbain et en proximité de trafic (dépassement récurrent pour les NO2 depuis 2005 sur Lyon, Grenoble et plusieurs zones).*

    Ces dépassements, en plus de l’impact sanitaire et social, pourraient avoir un impact financier du fait de contentieux juridique européen prévisible.

    La plupart des communes qui seraient traversées par l’A45 sont déjà classées «communes sensibles » !

     

  • Destruction des terres agricoles, artificialisation des solsLes surfaces dédiées aux transports couvrent près de 15 000 Km2 du territoire français, soit 2,7% du territoire métropolitain. Entre 2006 et 2010, les surfaces totales à l’usage des transports ont augmenté d’environ 900 km2. L’artificialisation des sols concerne ainsi la surface d’un département français tous les sept ans
  • passant sur les crêtes l’A45 aggraverait les crues du Gier
  • agriculture loire

 

  • mitage

 

Le projet A45 couperait 5 corridors écologiques, déjà fragilisés par l’urbanisation et les voiries existantes (A47,…).

L’A45 provoquerait la destruction de plus de 500 ha de terres agricoles et d’espaces naturels protégés (comme la vallée du Bozançon et le plateau de Montagny bénéficiant d’un arrêté de biotope depuis 1993).

L’A45 passerait sur la nappe phréatique de Brignais-Vourles-Les sept chemins au risque de priver d’eau potable plus de 100 000 habitants en cas d’accident.

En contradiction avec la loi SRU L’ A45 constituerai une autoroute urbaine sur les communes de LA FOUILLOUSE, l’ETRAT, LA TALAUDIERE, SORBIERS, CHAVANNE…. plus de 30 000 habitants sont concernés dans ces zones.

Un mur haut de 5 mètres couperait La ville de La Talaudière en deux

mitage la talaud
  • L’A45 augmenterait les émissions de gaz à effet de serre et  la consommation d’énergie fossile

 

  • climat

 

  • Augmentation du trafic automobile (plus il y a de routes, plus il y a de voitures)

    l’A45 ferait arriver sur l’A450 ( entrée sur Lyon) 50 000 véhicules supplémentaires en flux pendulaires ( le matin et le soir) qui viendraient surcharger les bouchons réguliers sur cette voie d’accès à Lyon.

    Le temps soi-disant gagné (10 mn) sur l’A45 y serait largement perdu !

     

 

  •  L’A45 déménagerait notre territoire

    Contrairement à ce qui est dit par ses partisans, l’A45 n’apportera rien sur le plan économique à Saint-Etienne, au contraire, car lorsque deux villes de tailles différentes sont reliées par une autoroute, c’est toujours la plus forte qui en profite au détriment de la plus faible. Donc les entreprises se délocaliseraient encore plus vite vers l’agglomération lyonnaise et Saint-Etienne se désertifierait encore plus sur le plan industriel et commercial.

  • emplois

    la superposition des cartes sur le chômage et des autoroutes montre que les autoroutes n’entraîne pas l’emploi

    la délocalisation quasi certaine des industries vers l’A45 paupérisera la vallée du Gier   (conseil de développement du Gier)

    Sans A45 le nombre d’emplois salarié privé dans la Loire est resté stable (moyenne 195160 +/- 3%) de 1997 à 2011.

    Sans A45, les échanges internationaux de la Loire ont été multipliés par 1,4 entre 2000 et 2011 (exportations principalement vers l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique et le Royaume Uni, importations principalement de l’Allemagne, l’Italie, la Chine, l’Espagne et la Belgique).

    Source :Evolution de l’emploi salarié privé dans la Loire de 1997 à 2011 (source URSAF, traitement EPURES)

    A45 = destruction d’emplois existants ou potentiels dans l’agriculture et le tourisme de proximité : 180 exploitations dans la Loire (total 1586 ha) et 327 dans le Rhône (total 6367 ha) sont touchées par le tracé du projet A45.

    Les grandes industries commencent à fermer après la mise en circulation de l’A47 (cycles Mercier 1973, Manufrance 1985,….creusot-Loire,GIAT….). Par effet d’aspiration l’Est Lyonnais commence son développement.

    Sans A45 L’entreprise FOCAL ,créée en 1980, fournit les meilleures enceintes acoustiques du monde, GIBAUD et THUASNE sont  mondialement connues dans le domaine du textile médical, ANGÉNIEUX reste la référence mondiale dans l’optique spatiale et l’optique de précision!

     

 

  • La construction de l’A45 entrainerait une hausse importante des impôts des ligériens…pour rien

  • le projet A45 avait été jugé, par l’Etat,  difficilement réalisable et beaucoup trop cher (audit technique et financier commandé par le gouvernement Raffarin ,1,3 milliards d’euros HT en 2003).

    Aujourd’hui l’Etat a annoncé une participation publique de 845M€ dont 422M€ pour les collectivités locales

    Le conseil général du Rhône ne veut pas mettre un euro dans le projet,

    Le maire de Lyon, Président du Grand Lyon, ne veut pas payer sans avoir la certitude que l’A45 n’entrera pas dans l’agglomération,

    À ce jour Seuls le département de la Loire ,Saint-Etienne-Métropole et la Région sont prêts à payer.

    Le département de la Loire et Saint-Etienne Métropole font partie des collectivité les plus endettées de France.

  • Si les montants annoncés ne sont pas sous-estimés ( ce qui est fort probable)le Conseil général de la Loire, Saint-Etienne Métropole et la Région verseraient au concessionnaire 131 664 287M€ chacune soit les 2/3 du montant HT de l’A45 ! ( le dossier étant déclaré dès le départ comme non rentable, les sociétés privées ne s’engagent pas plus )

    Cela induirait pour les ménages :

    un ménage français paierait en moyenne 8 € d’impôts supplémentaires .

    Un ménage de la Loire paierait en moyenne 385 € d’impôts supplémentaires

    un ménage de Saint-Etienne métropole paierait 1625€ d’impôts supplémentaires

    soit au total plus 2018 € pour les habitants de SEM !

 

  • Un utilisateur quotidien de l’A45, avec son véhicule particulier, paierait coûterait 800 euros mensuels (tout frais compris ).Un usager du train entre Lyon et Saint-Etienne paie actuellement 130 euros / mois (STAS+SNCF+TCL) avec possibilité de se faire rembourser la moitié par son employeur.

 

  • L’A45 est en complète contradiction avec les engagements de l’Etat 

  • Le projet A45 est contraire aux accords de Kyoto et à la COP 21( les gaz à effet de serre (GES) doivent être divisés par 4 d’ici 2050).L’A45 augmenterai les GES de 85% sur son parcoursL’augmentation annuelle des transports routiers en France, de 3% est incompatible avec la prescription de réduire de 3% la production annuelle des GES pour atteindre les objectifs des accords de Kyoto.

 

mauvais choix